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symboles des castes
Ceci est un espace de libre expression pour quelques personnages du jeu de rôle Exaltés ainsi que pour celle qui écrit sous leur dictée, en l'occurrence moi.
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Aymerald

Jeudi 30 juin 2005

Je m'appelle Nilan. Ce n'est pas mon vrai nom. On m'appelle aussi "Celui Qui Porte La Parole Des Ombres". Ce n'est pas non plus mon vrai nom mais ça vous donne une idée sur ce que je suis. J'appartiens au monde des morts.

Quand j'étais tout petit, je suis devenu orphelin, et un monsieur gentil, mais qui faisait peur quand même m'a placé chez une gentille dame pour qu'elle s'occupe de moi.

Le monsieur ==>  ((c) Melissa Uran)

Beaucoup, Beauuuucoup de choses me sont arrivées... mais je n'ai pas vraiment le droit d'en parler.

Physiquement parlant, j'ai beaucoup changé depuis le début de l'adolescence. La dernière image est mon apparence actuelle. Cheveux noirs, yeux gris (leur couleur a tendance à changer, ils sont parfois assez noirs, et parfois d'un gris presque transparent dérangeant), teint pâle, parfois un peu trop. J'ai parfois des problèmes de reflets dans les miroirs, mais . J'ai été exalté à l'âge de 16 ans.

      

Un jour, je serai comme ça... Mais on n'y est pas encore. Cependant, j'ai déjà adopté ce style vestimentaire.

 

Comme je l'ai dit, mon truc (en théorie du moins) ce sont les morts. Ils sont très sympa la plupart du temps. Un poil mono-maniaques parfois.http://www.mysmilie.de/english/green/smilies/characters/023.gif

Je suis un vrai petit homme d'intérieur : J'aime cuisiner http://www.mysmilie.de/english/green/smilies/kaos/3/67.gif, faire le ménage http://www.mysmilie.de/english/green/smilies/kaos/3/68.gif, tricoter http://www.mysmilie.de/english/green/smilies/kaos/4/89.gif, étudier http://yelims3.free.fr/Jesuis/Travailleur.gif pour bien servir mon maître (ou le fuir rapidement et efficacement en cas de besoin), et peindre http://yelims3.free.fr/Jesuis/Peintre.gif.

 

J'aime bien aussi me faire passer pour plus innocent que je ne suis. C'est qu'avant, je l'étais beaucoup (innocent), je ne connaissais rien au monde qui m'entourait. Depuis j'ai corrigé cela.

J'ai pris des cours accélérés dans plein de domaines, dont celui des relations humaines

. Tant et si bien que je vais avoir un enfant. Mais avec une femme un peu... spéciale http://www.mysmilie.de/english/green/smilies/characters/3/81.gif, multipattes (ah... les lunaires...)!!! Je me demande à quoi il ressemblera http://www.mysmilie.de/english/green/smilies/characters/3/76.gif?
Par Aymerald
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Vendredi 5 août 2005

Je suis né dans la région d'Epine du temps où elle était belle et verdoyante. Puis il y a eu des guerres, un nouveau gouverneur et la région a subit des modifications stupéfiantes et déplaisantes.

Je vivais dans une famille monoparentale et j'aidais ma mère du mieux que je pouvais. Ainsi, je portais des messages et faisais diverses commisions. Je cousais également, j'avais un vrai talent pour cela.

Un jour, j'ai été exalté. Je tricotais une écharpe, en pensant à la misère de ce monde et en regrettant de pas pouvoir faire plus pour lui et pour ses habitants, quand j'ai senti mon front devenir très chaud. Une lumière dorée m'a entourée tandis qu'une voix me disait : "Je t'exalte, désormais tu es mon fils. Utilise le don que je te fais pour ramener le bien en ce monde".

Quand, longtemps après, j'ai cessé de briller, j'ai expliqué à ma mère qu'il me fallait voyager, découvrir d'autres peuples, d'autres cultures, pour évaluer le monde, puis réfléchir à comment il devrait être pour que plus de gens soient heureux et essayer de mettre cela en oeuvre.

Alors j'ai voyagé. Et j'ai vu la misère, la souffrance, la peine, l'esclavage et l'exploitaion des humains, la torture, les inégalités entre les gens, les abominations que bien des personnes commettaient, j'ai compris combien le coeur humain pouvait être corrompu, j'ai rencontré d'autres exaltés, j'ai appris comment les exaltés s'étaient comportés autrefois, j'ai vu comment ils se comportaient maintenant. Et j'ai cessé de croire. Le mirage que j'avais devant les yeux, le bel avenir que j'espérais, a disparu.

Alors j'ai entendu d'autres voix. Mon âme s'est ouverte à ces chants sinistres qui n'arrivaient pas jusque là à en franchir le seuil. Et j'ai rencontré d'autres exaltés, qui n'avaient rien à voir avec ceux que j'avais vu jusque là. Et je suis rentré chez moi. Et j'ai été confronté à un choix qui n'en était pas un. Ainsi suis-je devenu abyssal.

Et j'ai rencontré un solaire, Sandro, le night qui porte l'âme d'Esary. Il m'a dit : "Quand on a lutté jusqu'au bout, notre âme peut partir et continuer jusqu'à la destruction. N'est-ce pas ce qui nous attend, lutter jusqu'à la fin?".

Et c'est parce que je suis passé par toutes ces étapes que j'ai pu lui répondre qu'un solaire ne devrait jamais penser ça : "la fin". Et que quand il pense ainsi, peut-être n'a-t-il plus qu'à devenir abyssal. Peut-être est-ce pour cela que je le suis.

Je crois qu'il y a les solaires qui croient encore, ceux qui n'ont pas encore compris. Il y a ceux qui sont en attente de devenir abyssal, ceux qui n'ont rien à nous envier car leur comportement est par bien des points pires que le nôtre. Et il y a ceux qui ont compris, mais qui croient malgré tout. Je n'en a pas encore rencontré. Mais je les regarderai lutter jusqu'à la fin.

Par Aymerald
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Mercredi 19 novembre 2008

Il était une fois un abyssal qui ne savait pas ce qu’il voulait. Ou plutôt qui voulait tout à la fois. Il voulait rester abyssal car il aimait bien arpenter l’Outre Monde, parler avec les fantômes, appartenir au Royaume des Morts.

Il aurait un peu voulu être solaire, pour pouvoir vivre sans pénalité sur Création, pour être bien vu par les autres solaires au lieu d’être considéré comme un ennemi, mais surtout pour faire plaisir à tous ceux qui auraient aimé qu’il soit solaire, et il savait que c’était une mauvaise raison.

Il aurait voulu qu’Eau Calme soit sa femme. Elle avait 800 ans de plus que lui, mais ce n’était pas grave, c’était la femme qu’il préférait.

Il aimait bien sa compagne, Yad Il Siva, même si elle était lunaire, plus forte physiquement que lui, plus forte en sorcellerie que lui, cruelle avec son peuple (mais c’était normal vu que c’était une lunaire), et qu’elle faisait souvent des expériences bizarres dans le chaos avec lui (lui l’abyssal). Mais il la considérait plus comme une distraction que comme une personne à laquelle il était véritablement lié. Même si elle était la mère de son fils.

Il aimait vraiment beaucoup Amaranth. Amaranth était un abyssal marié à une déesse, ayant 4 enfants dont une sidérale, un solaire, un on ne sait pas quoi de l’Outre Monde, et une autre dont il n’avait pas beaucoup parlé.

Il avait toujours su qu’Amaranth ne lui « appartenait » pas. Et ce dernier est un jour devenu solaire, mettant de la distance entre eux.

Il était « amoureux » d’un autre abyssal, Méfan. Il ne savait pas pourquoi il l’aimait. Il savait juste que c’était son homme. L’homme de sa vie. Celui qui lui appartenait.

… il aimait bien cette idée de possession.

Il se disait que Méfan deviendrait solaire. Mais malgré cela, il resterait sien. C’était leur Destin.

            Dans une autre vie, cet abyssal avait été une solaire superbe, intelligente, belle, jalouse souvent, mesquine souvent, mais de façon enfantine, ce qui lui conférait un certain charme.

Il aimait bien se laisser envahir par les visions de son passé, par l’esprit de cette solaire. La laisser prendre le pas sur son être. Cela l’enivrait, lui procurant une incomparable exaltation. Dans ces moments là il se disait qu’il était fou.

Il aimait bien être fou. Et instable. Il considérait que cela lui conférait de l’originalité dans un univers empli de banalités.

            Il avait parfois des visions relatives à des évènements passés n’ayant aucun lien avec lui, ou à des évènements futurs. Il aimait bien cela. Ca accroissait son originalité, son impression d’avoir quelquechose en plus que les autres, d’être unique. D’être autre chose qu’un abyssal. D’être plus qu’un abyssal.

            … Il aurait bien aimé être sidéral. Il trouvait que cela allait bien avec ses visions, il aimait l’idée de déchiffrer la toile du Destin. Il savait aussi que c’était un moyen pour lui de fuir aussi les Malféens que Soleil Invaincu. Mais il trouvait que c’était une alternative acceptable. Cependant, il était bien conscient qu’il ne pouvait pas devenir sidéral. Et tout au fond de lui, il n’en était pas si mécontent. Il est difficile de renoncer à tout ce qu’on a, tout ce qu’on est.


Il était une fois un abyssal. Il se nommait Aymerald. Il se nommait Celui Qui Porte la Parole des Ombres. Il se nommait Solitude Infinie. Il se nommait Pénombre mais avait fait cadeau de ce nom à son amant. Il se nommait Âme ascendante.


Il était une fois un abyssal qui stagnait, qui se complaisait dans cette stagnation, et qui aimait à penser qu’il était l’abyssal qu’aucun Seigneur de Mort ne voudrait avoir, l’exalté qu’aucun Dieu ne voudrait sien. Il était là, et le monde… les mondes n’avaient d’autres choix que de faire avec lui.

Quand il pensait cela, il souriait. Mais son sourire tenait du rictus, et au fond de ses yeux, entre la folie et la clairvoyance brillait une lueur fort dérangeante.


Par Mirai
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Dimanche 5 avril 2009
Aymerald se jette aux pieds d'Eau Calme et étreint ses chevilles.

Aidez-moi ! Aidez-moi je vous en prie. Je ne sais pas quoi faire. Je ne vois plus rien, plus de présent, plus d'avenir.
J'ai voulu devenir abyssal car j'aimais cet être que je considérais comme un père, parce que j'ai cru ses histoires et j'ai voulu venger les Malféens si injustement traités par les incarnats dans les 1ères heures du 1er âge.
J'ai vécu en vase clos, dans un univers dessiné sur mesure pour moi, loin des réalités du monde. J'ai passé des années dans un chambre en Outre-Monde, à apprendre ce qui devait faire de moi un bon humain, un bon exalté, un bon abyssal, un bon serviteur des Malféens, un bon serviteur de Création.
Je n'étais qu'une expérience, Eau Calme, un essai du Masque des Hivers.
Une expérience ratée ! Sorti de ma bulle, de mon univers clos, ces contradictions ne pouvaient qu'entrainer confusion et folie.
Et c'est ce que je suis, Eau Calme, fou. J'ai de la peine pour la mère des Incarnats, qui souffre tant, tant qu'elle a voulu en finir, se jeter dans l'Oblivion. Ses frères l'en ont empêchée, ils l'ont transpercée avec des chaines. Vous imaginez comme cela doit être douloureux et pénible et...
J'aime l'Outre-Monde, j'aime les fantômes, j'aime leur manies si étranges, j'aime l'atmosphère qui règne là-bas. Et quand ce sont des âmes supérieures d'exaltés... ils sont grandioses, extra-ordinaires. Ils ont vu tant de choses ! Ils ont de tels projets, de telles frustrations... tous leurs sentiments sont si intenses... Je m'abreuve de tous ces sentiments. J'aime comprendre, savoir, apprendre.
Vous ai-je parlé de mes pouvoirs ? Pas mes pouvoirs d'exaltés, non, autre chose. Quelque chose de très étrange. Je peux voir des scènes qui ont eu lieu en touchant des objets, le sol, des gens. Je peux voir les rêves que font les personnes en étant à leur côté quand ils dorment. Je suppose que cette curiosité est malsaine, mais entrer dans les pensées des gens... oui, j'aime cela.
Si le Masque des Hivers revenait, il faudrait que je le serve de nouveau. Je suis un mauvais serviteur des Seigneurs de Mort. Ce qu'il me demande de faire va en contradiction avec mes principes, avec le peu de principes que j'ai. Et Je n'accomplis pas correctement ce travail de toutes façons. Je ne veux pas de ce travail de servitude.
Je ne peux pas être solaire. Soleil Invaincu me regarde avec mépris. Il me demande de lui prouver que je vaux la peine d'être sauvé. Sans moi et les autres solaires, il serait encore un simple serviteur des primordiaux. Je n'ai pas à quémander son acceptation. Et de toutes manières, que font les solaires, que sont les solaires ?
Je suis fou Eau Calme, je suis fou, et je suis hanté par mes vies passées, j'aime laisser Iatrixian prendre le dessus sur ma personnalité, j'aime disparaître et lui laisser le devant de la scène. Mais elle aussi était totalement folle et paranoïaque. Elle aimerait serrer ses mains autour du cou de Larquen, serrer encore et encore, sans qu'il puisse rien faire, mais ce n'est pas lui qu'elle a tué.
Eau Calme, aidez-moi.
Pourquoi n'ai-je pas reçu l'âme d'un sidéral ? J'aime les étoiles, j'aime les Vierges. Pourquoi ne puis-je travailler pour elles ? Je vois le passé. Je voudrais voir l'avenir. Je voudrais lire l'avenir. Je voudrais... qu'est-ce que je veux ?
S'il n'y a pas de solution, s'il n'y a rien qui puisse être fait, je vais retourner là où Iatrixian a passé ses derniers siècles d'existence, et je vais y rester, jusqu'à ce que quelquechose change, quelquechose qui me permette de revenir. Et si rien ne change, si rien ne me permet de revenir...je ne sais pas.
Je ne peux pas rester dans cette ville, maintenant que des solaires s'y sont invités.
Pouvez-vous faire m'aider ? Le pouvez-vous ?
Par Mirai
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Mardi 28 avril 2009
Au préalable, je tiens à préciser que ce récit n'est nullement approuvé par le MJ, en particulier l'utilisation qui est faite de ses personnages.

Epine, journée pluvieuse.

Kyhan (pour rappel, Amaranth) jette un regard distrait par une fenêtre donnant sur une cour intérieur. Le ciel est si sombre qu'il est impossible de savoir si c'est le matin ou l'après midi. Pris par son travail il a perdu depuis déjà quelque temps la notion des heures qui se sont écoulées depuis le début de la journée.
Il replonge la tête dans ses documents et continue son chemin jusqu'à son bureau. Il se fige, la main sur la poignée, sentant une présence derrière la porte. Encore un night qui se serrait invité, s'imaginant discret ?

Il ouvre la porte.
Un jeune homme est assis dans son fauteuil, les pieds posés sur son bureau, jouant avec un coupe papier qu'il maintient en équilibre sur son index.

Méfan : Bonjour collègue.
Kyhan : Je n'aime guère qu'on entre dans mon bureau sans ma permission.
Méfan : Vous ne souffrez point ma présence ? Je vous pensais plus ouvert d'esprit maintenant que vous voilà solaire.
Kyhan : ...
Méfan : Faut pas se fier aux apparences,  je peux parler très bien moi aussi.
Kyhan : Pourriez-vous enlever vos pieds de mon bureau.
Méfan : Je vous croyais moins coincé que Surin.

Kyhan a un mouvement de surprise à peine perceptible et rapidement maitrisé.
Méfan se lève et va s'asseoir dans un siège en face du bureau, laissant à Kyhan sa place.

Méfan : Aymerald est à Grande-Fourche. Vous le saviez ? Je suppose que oui. Vous n'avez pas envie d'aller le voir ? Vous ne vous demandez pas ce qu'il est devenu depuis la dernière fois que vous l'avez vu ?

Kyhan prend place dans son fauteuil et pose ses documents sur le bureau puis fait face à Méfan, attendant la suite.

Méfan : Il s'était enfermé dans (il fait le signe des guillemets avec ses doigts) "la forteresse". Je pense qu'il serait devenu timbré à force. J'ai été le chercher. J'avais quasiment tout oublié de cet endroit. C'était vachement bizarre d'y retourner. Bref, j'ai été faire un tour dehors avec lui. Un jour je l'ai amené dans un salon de thé à Grande Fourche, et depuis il n'en est pas reparti. Enfin il prend parfois de brefs congés. C'est un endroit très classe, ils servent du thé... et plus si affinité. Il a des clients vraiment bizarres parfois. Je vais le voir à l'occasion. Ca lui ferait plaisir de vous voir, je pense. C'est le "Thé tendance". Ils font plein de jeux de mots avec le nom. L'entêtante danse. La tête en danse. Plein de trucs comme ça. Enfin mieux que ça.

Grande Fourche
Une groupe de Sang de dragons, deux hommes et une femme se dirigent vers un petit établissement. L'un des hommes frappe légèrement à la porte, qui s'entrouvre puis s'ouvre franchement. Ils entrent dans le bâtiment. Une jeune fille s'incline devant eux et leur fait signe de la suivre. Elle les conduit à un salon, s'efface devant eux pour les laisser passer.
Ils s'installent dans des fauteuils en position mi-allongée. La jeune fille revient et leur apporte des boissons et des narguilés.
Une heure passe. La pièce baigne maintenant dans la fumée. L'un des hommes se lève brusquement et se dirige vers l'entrée en s'écriant d'un ton colérique : "Mais où est-il, bon sang ?! Cela l'amuse de nous faire poireauter ainsi ?". Il écarte le rideau qui délimite le salon, et se retrouve face à un jeune homme aux cheveux noirs et au teint pâle. Aymerald.
Ils se fixent sans mot dire quelques instants. Puis Aymerald sourit.
Aymerald : La patience est une vertu qui vous fait défaut.
L'homme : La ponctualité est une vertu qui te fait défaut. Ne fais pas preuve d'arrogance envers moi.
Aymerald : Souhaitez-vous réellement que je reste ? J'ai d'autres clients plus aimables et moins exigeants que vous. Peut-être désirez-vous que je vous envoie quelqu'un d'autre ?
La femme se lève à son tour, jette un regard noir à l'homme, passe son bras sous celui d'Aymerald et l'entraine dans la pièce en commençant à faire glisser son kimono.

Autre jour, autre pièce...
Aymerald a la tête posée sur les genoux d'une femme d'une cinquantaine d'années qui passe tendrement la main dans ses cheveux.
La femme : Raconte moi ton voyage, mon fils chéri. Tu t'es absenté si longtemps !
Aymerald : Mère, j'aurais tant aimé que vous voyiez ces océans de glace. D'antiques bateaux étaient figés dans la glace et nous marchions jusqu'à eux. A bord nous avons découvert des merveilles, des trésors oubliés des humains actuels. Je me souviens d'une sculpture...
La femme l'écoute, l'air attendrie, l'interrompant quelquefois pour lui poser des questions.

Encore un autre jour, encore une autre personne.
Cette fois, c'est une jeune femme d'une vingtaine d'années. Ses cheveux semblent être des fils extrêmement fins, entremêlés pour dessiner un schéma complexe.  Dans ses yeux, des images fractales changeantes à chaque instant apparaissent à la surface de ses pupilles.
"J'ai lu un livre et cela m'a donné un idée extra-ordinaire", s'exclame-t-elle d'un ton enthousiaste.
Aymerald la regarde, l'air circonspect.
"Je vais écrire sur ton corps. J'ai des milliers de poèmes en tête, et je vais les peindre sur ta peau. Elle est d'une telle pâleur... mes pigments ressortiront parfaitement. Ce sera un vrai chef d'oeuvre".
Aymerald : Que ne comprends-tu pas dans "Maison de thé" ?
La jeune femme lui lance un regard interrogateur.
Aymerald : Si tu souhaites amener quelqu'un ici et peindre sur sa peau tandis que tu bois du thé et consomme des gâteaux et biscuits, c'est ton choix. Mais je ne vois pas ce que je viens faire là dedans.
La JF : Je suis la cliente.
Aymerald la regarde sans mot dire.
La JF : Je te maudis si tu refuses.
Aymerald sourit.
Aymerald : Donnant-donnant. J'accepte et tu me devras une faveur en échange. Tu engages ta parole. Ou nous faisons un pacte.

Une rue de Grande Fourche. Aymerald marche d'un pas tranquille. Arrivé sur une place, il se fait interpeler par un groupe de jeunes gens de 15-20 ans qui jouent avec un ballon. Ils le lui lancent. Il se prend au jeu, fait quelques passes... s'emmèle les pieds dans sa tunique et s'étale de tout son long. Il se relève et s'époussète sous les rires amusés de ses camarades de jeu, leur fait signe qu'il arrête là et reprend son chemin. Après un passage sur le marché, il retourne au salon de thé, les bras chargés de provisions.
Il se rend dans la cuisine, où il entreprend de préparer le repas en compagnie de plusieurs personnes, visiblement tous employés de la maison de thé. Certains sont humains, ou en ont en tous cas les caractéristiques physiques, d'autres sont de toute évidence des esprits. Ils discutent de leur travail, de leurs rencontres en dehors du travail, des derniers potins du milieu des esprits et des élémentaires, des personnalités politiques de Grande Fourche. Une femme d'âge mur tend à Aymerald un papier : "C'est le sort que je t'avais promis. Par contre je ne sais pas ce que ça donne quand quelqu'un comme toi l'utilise". Aymerald remercie la femme, entrouvre la feuille, jete un oeil dedans, puis la glisse dans sa tunique contre son torse, et reprend ses activités.

Epine, bureau d'Amaranth.
Méfan : C'est un endroit classe. Aymerald s'y connait vachement bien en thé, maintenant. Et puis comme il y a plein d'esprits à Grande Fourche... ouais je sais... c'est une palissade... il m'a appris ce mot la dernière fois que je l'ai vu. J'veux dire que c'est une palissade de dire qu'il y a plein d'esprits à Grande Fourche parce que c'est logique et... bref. A part ça il essaie de connaitre toutes les étoiles, leur place dans leur ciel, leurs déplacements, des trucs comme ça. Il dit qu'il apprend la toile, que c'est un préalable nécessaire si il veut un jour la déchiffrer. Et il apprend plein de sorts aussi. Enfin, ce qu'il réussi à avoir. C'est cool tout ça. Je trouve qu'il se débrouille super bien par rapport à où il en était il y a quelques années quand il ne savait pas quoi faire de sa vie. Mais si son maître revenait, ou d'autres du même genre, je ne sais pas trop ce qui se passerait. Il est un peu à côté de la plaque sur ce sujet.

Méfan se lève. "J'vais y aller moi. Je n'ai pas trop envie d'être ici cette nuit. Passez le voir si vous en avez le temps".
Il sort.
Par Mirai
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Retraite Finale

Bravo, vous avez trouvé l'entrée.
Bienvenue dans la Retraite Finale.
 Ici tout commence...
ou s'achève!
Trève de plaisanterie.
Mes persos de jdr s'exprimeront
ici...
...peut-être.
 

 
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