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symboles des castes
Ceci est un espace de libre expression pour quelques personnages du jeu de rôle Exaltés ainsi que pour celle qui écrit sous leur dictée, en l'occurrence moi.
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Mardi 28 avril 2009
Au préalable, je tiens à préciser que ce récit n'est nullement approuvé par le MJ, en particulier l'utilisation qui est faite de ses personnages.

Epine, journée pluvieuse.

Kyhan (pour rappel, Amaranth) jette un regard distrait par une fenêtre donnant sur une cour intérieur. Le ciel est si sombre qu'il est impossible de savoir si c'est le matin ou l'après midi. Pris par son travail il a perdu depuis déjà quelque temps la notion des heures qui se sont écoulées depuis le début de la journée.
Il replonge la tête dans ses documents et continue son chemin jusqu'à son bureau. Il se fige, la main sur la poignée, sentant une présence derrière la porte. Encore un night qui se serrait invité, s'imaginant discret ?

Il ouvre la porte.
Un jeune homme est assis dans son fauteuil, les pieds posés sur son bureau, jouant avec un coupe papier qu'il maintient en équilibre sur son index.

Méfan : Bonjour collègue.
Kyhan : Je n'aime guère qu'on entre dans mon bureau sans ma permission.
Méfan : Vous ne souffrez point ma présence ? Je vous pensais plus ouvert d'esprit maintenant que vous voilà solaire.
Kyhan : ...
Méfan : Faut pas se fier aux apparences,  je peux parler très bien moi aussi.
Kyhan : Pourriez-vous enlever vos pieds de mon bureau.
Méfan : Je vous croyais moins coincé que Surin.

Kyhan a un mouvement de surprise à peine perceptible et rapidement maitrisé.
Méfan se lève et va s'asseoir dans un siège en face du bureau, laissant à Kyhan sa place.

Méfan : Aymerald est à Grande-Fourche. Vous le saviez ? Je suppose que oui. Vous n'avez pas envie d'aller le voir ? Vous ne vous demandez pas ce qu'il est devenu depuis la dernière fois que vous l'avez vu ?

Kyhan prend place dans son fauteuil et pose ses documents sur le bureau puis fait face à Méfan, attendant la suite.

Méfan : Il s'était enfermé dans (il fait le signe des guillemets avec ses doigts) "la forteresse". Je pense qu'il serait devenu timbré à force. J'ai été le chercher. J'avais quasiment tout oublié de cet endroit. C'était vachement bizarre d'y retourner. Bref, j'ai été faire un tour dehors avec lui. Un jour je l'ai amené dans un salon de thé à Grande Fourche, et depuis il n'en est pas reparti. Enfin il prend parfois de brefs congés. C'est un endroit très classe, ils servent du thé... et plus si affinité. Il a des clients vraiment bizarres parfois. Je vais le voir à l'occasion. Ca lui ferait plaisir de vous voir, je pense. C'est le "Thé tendance". Ils font plein de jeux de mots avec le nom. L'entêtante danse. La tête en danse. Plein de trucs comme ça. Enfin mieux que ça.

Grande Fourche
Une groupe de Sang de dragons, deux hommes et une femme se dirigent vers un petit établissement. L'un des hommes frappe légèrement à la porte, qui s'entrouvre puis s'ouvre franchement. Ils entrent dans le bâtiment. Une jeune fille s'incline devant eux et leur fait signe de la suivre. Elle les conduit à un salon, s'efface devant eux pour les laisser passer.
Ils s'installent dans des fauteuils en position mi-allongée. La jeune fille revient et leur apporte des boissons et des narguilés.
Une heure passe. La pièce baigne maintenant dans la fumée. L'un des hommes se lève brusquement et se dirige vers l'entrée en s'écriant d'un ton colérique : "Mais où est-il, bon sang ?! Cela l'amuse de nous faire poireauter ainsi ?". Il écarte le rideau qui délimite le salon, et se retrouve face à un jeune homme aux cheveux noirs et au teint pâle. Aymerald.
Ils se fixent sans mot dire quelques instants. Puis Aymerald sourit.
Aymerald : La patience est une vertu qui vous fait défaut.
L'homme : La ponctualité est une vertu qui te fait défaut. Ne fais pas preuve d'arrogance envers moi.
Aymerald : Souhaitez-vous réellement que je reste ? J'ai d'autres clients plus aimables et moins exigeants que vous. Peut-être désirez-vous que je vous envoie quelqu'un d'autre ?
La femme se lève à son tour, jette un regard noir à l'homme, passe son bras sous celui d'Aymerald et l'entraine dans la pièce en commençant à faire glisser son kimono.

Autre jour, autre pièce...
Aymerald a la tête posée sur les genoux d'une femme d'une cinquantaine d'années qui passe tendrement la main dans ses cheveux.
La femme : Raconte moi ton voyage, mon fils chéri. Tu t'es absenté si longtemps !
Aymerald : Mère, j'aurais tant aimé que vous voyiez ces océans de glace. D'antiques bateaux étaient figés dans la glace et nous marchions jusqu'à eux. A bord nous avons découvert des merveilles, des trésors oubliés des humains actuels. Je me souviens d'une sculpture...
La femme l'écoute, l'air attendrie, l'interrompant quelquefois pour lui poser des questions.

Encore un autre jour, encore une autre personne.
Cette fois, c'est une jeune femme d'une vingtaine d'années. Ses cheveux semblent être des fils extrêmement fins, entremêlés pour dessiner un schéma complexe.  Dans ses yeux, des images fractales changeantes à chaque instant apparaissent à la surface de ses pupilles.
"J'ai lu un livre et cela m'a donné un idée extra-ordinaire", s'exclame-t-elle d'un ton enthousiaste.
Aymerald la regarde, l'air circonspect.
"Je vais écrire sur ton corps. J'ai des milliers de poèmes en tête, et je vais les peindre sur ta peau. Elle est d'une telle pâleur... mes pigments ressortiront parfaitement. Ce sera un vrai chef d'oeuvre".
Aymerald : Que ne comprends-tu pas dans "Maison de thé" ?
La jeune femme lui lance un regard interrogateur.
Aymerald : Si tu souhaites amener quelqu'un ici et peindre sur sa peau tandis que tu bois du thé et consomme des gâteaux et biscuits, c'est ton choix. Mais je ne vois pas ce que je viens faire là dedans.
La JF : Je suis la cliente.
Aymerald la regarde sans mot dire.
La JF : Je te maudis si tu refuses.
Aymerald sourit.
Aymerald : Donnant-donnant. J'accepte et tu me devras une faveur en échange. Tu engages ta parole. Ou nous faisons un pacte.

Une rue de Grande Fourche. Aymerald marche d'un pas tranquille. Arrivé sur une place, il se fait interpeler par un groupe de jeunes gens de 15-20 ans qui jouent avec un ballon. Ils le lui lancent. Il se prend au jeu, fait quelques passes... s'emmèle les pieds dans sa tunique et s'étale de tout son long. Il se relève et s'époussète sous les rires amusés de ses camarades de jeu, leur fait signe qu'il arrête là et reprend son chemin. Après un passage sur le marché, il retourne au salon de thé, les bras chargés de provisions.
Il se rend dans la cuisine, où il entreprend de préparer le repas en compagnie de plusieurs personnes, visiblement tous employés de la maison de thé. Certains sont humains, ou en ont en tous cas les caractéristiques physiques, d'autres sont de toute évidence des esprits. Ils discutent de leur travail, de leurs rencontres en dehors du travail, des derniers potins du milieu des esprits et des élémentaires, des personnalités politiques de Grande Fourche. Une femme d'âge mur tend à Aymerald un papier : "C'est le sort que je t'avais promis. Par contre je ne sais pas ce que ça donne quand quelqu'un comme toi l'utilise". Aymerald remercie la femme, entrouvre la feuille, jete un oeil dedans, puis la glisse dans sa tunique contre son torse, et reprend ses activités.

Epine, bureau d'Amaranth.
Méfan : C'est un endroit classe. Aymerald s'y connait vachement bien en thé, maintenant. Et puis comme il y a plein d'esprits à Grande Fourche... ouais je sais... c'est une palissade... il m'a appris ce mot la dernière fois que je l'ai vu. J'veux dire que c'est une palissade de dire qu'il y a plein d'esprits à Grande Fourche parce que c'est logique et... bref. A part ça il essaie de connaitre toutes les étoiles, leur place dans leur ciel, leurs déplacements, des trucs comme ça. Il dit qu'il apprend la toile, que c'est un préalable nécessaire si il veut un jour la déchiffrer. Et il apprend plein de sorts aussi. Enfin, ce qu'il réussi à avoir. C'est cool tout ça. Je trouve qu'il se débrouille super bien par rapport à où il en était il y a quelques années quand il ne savait pas quoi faire de sa vie. Mais si son maître revenait, ou d'autres du même genre, je ne sais pas trop ce qui se passerait. Il est un peu à côté de la plaque sur ce sujet.

Méfan se lève. "J'vais y aller moi. Je n'ai pas trop envie d'être ici cette nuit. Passez le voir si vous en avez le temps".
Il sort.
Par Mirai - Publié dans : Aymerald
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