Le jour du jugement dernier était arrivé. Béh… qu’est-ce que je raconte moi ?
Ah oui, je voulais vous parler de Kivas. Le titre de mon monologue est quelque chose du genre « ce qu’il advint de Kivas après l’histoire d’Autochton ». Ou un truc de ce genre.
Ben en fait c’est simple. Il est devenu un papa modèle. Sa gamine, c’est quelque chose, croyez-moi ! Elle voulait devenir très forte, très vite.
Dans un premier temps, Kivas l’a entraînée sous forme de jeu dans la salle d’entraînement. Tapis au sol pour amortir les chutes. Gros ballon sur lequel elle devait se mettre debout. Papa qui marche sur les murs et sa fille qui doit essayer de l’attraper. Apprendre à tomber sans se faire mal.
Il lui faisait un entraînement de night : devenir plus agile, se déplacer discrètement, assouplir son corps, etc.
Tout cela en faisant quand même bien attention à ne pas aller trop vite, trop loin, en respectant l’âge de sa fifille et sa croissance.
Il lui a appris à « se battre ». Bon, beaucoup de guillemets. C’était qu’une gamine. Mais une gamine qui arrive à hauteur de l’entrejambe des hommes et qui met un coup de tête là dedans, ça vous plie un homme en deux.
Comme quoi, pas besoin de faire 1,80m pour mettre un homme au sol.
Bon, si le bonhomme a une armure ça devient plus compliqué. Là, il vaut mieux fuir.
Hé hé, devinez quel est le premier charme qu’elle a appris, la petite Iselna ? Vitesse éclair, comme son papa.
Mais après ça, comme elle est plus violente que son père, et qu’elle est aube (et oui, ça compte), elle a quand même développé plus facilement les charmes de combat que ceux d’athlétisme.
Quand il a pensé qu’elle était prête pour cela, Kivas l’a emmené sur les routes avec lui. Ils sont partis découvrir le monde.
A partir de ce moment là, les autres solaires n’ont plus entendu parler d’eux pendant très longtemps.
Mais moi, j’peux vous raconter ce qu’ils ont fait.
Ils ont été dans les forêts du sud-est, dans un petit village sur le territoire de la femme de Kahil (vous savez, la dernière vie de Kivas au 1er âge).
Kivas, il est fada des sidéraux. Et là bas, il y a une sidérale.
Bien sur, ils ont mis longtemps pour y arriver, mi en nuage, mi à pieds, mi à cheval. L’objectif était quand même que sa fille découvre le monde.
Après avoir passé quelque temps dans les forêts, ils ont été à la forteresse invisible. Puis ils sont remontés vers le Nord pour voir à quoi ressemblait cette partie de Création. Kivas a montré à sa fille les grandes villes et capitales. Ils sont allés jusque dans l’extrême sud, traversant Création du Nord au Sud, d’Est en Ouest (sans dépasser le grand océan de l’ouest). Quand il savait qu’il était dans un endroit où il risquait de rencontrer des solaires, il se faisait très discret.
Kivas n’avait pas envie de grandes retrouvailles faussement amicales où on lui sortirait « alors, tu es toujours papa poule avec tous les gens que tu connais » ? Nordin, Kaël, triste Ebène, Swan… combien étaient-ils à lui avoir dit qu’il était trop envahissant ?
Ben voilà, il répondait plus à personne. Bip bip, il était aux abonnés absents, et passait plein de temps avec sa fille. Un papa comblé.
Ils ont même fait un bout de chemin avec Malan. Il l’adore, son fiston, le Kivas. Il lui ferait des papouilles pendant des heures s’il pouvait. Ah… les enfants ne restent pas assez longtemps des bébés qu’on peut cajoler.
Et que dire de Malan qui a grandit tout d’un coup. C’était quand même la bonne époque, cette lointaine période où il débutait en temps que solaire, et où le vieux Théodox était encore en vie.
Ce que Kiva a pleuré la mort de Théodox. Encore maintenant, des années après, son chagrin est encore bien grand.
Kivas a donc voyagé, fait découvrir à sa fille les différentes régions de Créations, les langues, les peuples, il lui a appris des charmes, puis quand elle a commencé à toucher à la sorcellerie (ce qui a quand même pris du temps… plus douée pour invoquer un daiklave qu’un élémentaire, la petite dawn), il lui a bien sur appris des sorts, en commençant par les plus amusants.
Depuis qu’Eltana n’était plus auprès de lui, voire même quelques mois avant cela, Kivas avait la crainte de ne pas vivre très vieux. Il était partagé entre l’idée que sa fille avait tout son temps devant elle, et la peur de la laisser trop tôt, alors qu’elle ne serait pas prête.
Bon ben je viens de vous raconter dans les grandes lignes ce qui s’est passé pendant les quelques années qui ont suivi « l’épisode Autochton ». Je vais peut-être m’arrêter là, hein.
Qui je suis ?
Un simple passant, comme dirait Sandro.
Comment j’sais tout ça ?
Ma boule de cristal. Ho ho, je plaisante, bien sur. Mais oui, je vous jure que je n’ai rien à voir avec ceux qui voient. Je ne vois rien moi. Ah, laissez-moi, crénom de Saturne !






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